The Moods Blog

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jeudi, décembre 22 2011

Mettez Pierre en Weill (svp)

Pierre aurait mieux fait de la mettre en Weilleuse cette fois-ci (vivement les vacances hein?). Le Worst Of de la question journalistique 2011 lui revient très certainement avec son interview de Nathalie Arthaud,dans laquelle il lui demande de but en blanc si en tant que porte parole de Lutte Ouvrière, elle défend l'idéal communiste promu par Kim Jong-Il.

Les bras lui en sont tombés, à cette pauvre Nathalie, et les miens aussi d'ailleurs. Quel besoin avait-il, lui qui d'ordinaire est un journaliste tout à fait appréciable, de recourir à une question aussi idiote, insultante, stérile et outrancièrement polémique ?! Ça ne lui ressemble pas. Mettons cela sur le compte de la fin de l'année...

dimanche, octobre 2 2011

Ha kama, ou ha pas kama ?

Il y a des gens qui ont Hakamaille à partir avec l'habillement. Entendu récemment dans un stage (citation approximative):

Si le Hakama vous gêne pour pratiquer, il n'y a pas de mal à le remonter, hein. Dans une séance d'Aïkido, il y a plusieurs parties. Pour le protocole, on est bien habillé, on fait attention à sa tenue etc., et pour le travail, on peut être plus laxiste.


Une attitude assez douteuse pour peu qu'on la replace dans le contexte d'un Budo traditionnel. Tout d'abord, la logique est assez étonnante. Entendons-nous bien: on porte le Hakama parce que l'on fait de l'Aïkido, mais le Hakama nous gêne, alors on le remonte. Curieux non ? Ma logique personnelle serait plutôt de considérer que si notre Hakama nous gêne tant que ça, et bien il n'y a qu'à pas le mettre du tout.


Ensuite, je ne savais pas qu'il y avait plusieurs parties  dans une séance d'Aïkido, et que l'on pouvait être habillé différemment selon l'heure exacte. Pour moi, l'Aïkido, c'est un tout. Quand on monte sur le tatami (et même bien avant), on est déjà dans la pratique. Quand on en sort, on y est encore. On ne le dira jamais assez, un Budo, c'est une attitude de chaque instant. Par exemple, le protocole pour le protocole, c'est complètement idiot. Le protocole devient intelligent quand on sait pourquoi on le fait, que l'on y met du sens. Saluer le Kamisa, c'est déjà de la pratique: c'est souffler en rejoignant le sol, être prêt, malgré le mouvement, à dégainer à tout instant. Saluer en montant sur le tapis, c'est pareil. Se relever depuis la position de Seïsa, c'est encore la même chose. Afin de préserver le sens profond de notre  pratique, on doit comprendre que l'Aïkido est un tout et que chaque détail contient tout l'Aïkido.


Enfin, il me semble également que remonter le Hakama parce qu'il gêne, c'est pratiquer l'Aïkidautruche. Si l'on accepte que l'Aïkido est dans chaque détail, alors on doit aussi accepter que chaque détail problématique est une occasion de s'améliorer. À moi aussi, il m'arrive encore aujourd'hui d'être gêné par mon Hakama (et d'ailleurs je connais parfaitement les circonstances dans lesquelles il me gêne encore). Mais plutôt que de masquer le problème, je choisi d'y faire face. Quand mon Hakama me gêne, j'y vois une indication que ma posture a besoin d'être perfectionnée et j'écoute ce qu'il me dit, pour continuer sans cesse d'avancer sur la "Voie".


Parce qu'ils nous "gênent", le Hakama, le Bokken, le Tanto, le Jo, sont autant de Senseï que nous nous devons d'écouter avec beaucoup d'attention.

jeudi, septembre 29 2011

Fourmidoka

Depuis quelques temps, dans certains dojo d'Aïkido, l'on voit se répandre une nouvelle mode dont le but semble être de se départir le plus possible du port du traditionnel Obi. En effet, un tout autre type de ceinture prolifère ces derniers temps: une ceinture très étroite, toute rigide et bardée de Kanji jaunes, verts ou roses fluo aux deux extrémités. Selon toute vraisemblance, il devrait s'agir à l'origine de ceintures pour surfeurs, fabriquées par Quicksilver et détournées de leur usage initial à des fins martiales. En toute logique, la prochaine étape devrait permettre de remplacer la Tsuba de vos armes par une queue de raton-laveur.

Plus étonnant encore, il semble être de rigueur de laisser dépasser, bien en vue, lesdites extrémités brodées de la ceinture de chaque côté du Hakama, un peu comme les deux antennes d'un insecte familier. On notera également que cette nouvelle pratique d'habillement ne concerne que les ceintures noires. De là à y voir une volonté explicite d'exhiber son ancienneté, il n'y a qu'un pas aisément franchi.

Cette dégénérescence du Obi devenu « hobby » abouti tout naturellement à l'apparition d'une nouvelle variété de pratiquant, que l'on pourrait qualifier de « fourmidoka ». Les voilà en effet, sur invitation de leur reine, qui s'agitent frénétiquement sur le tata-four-mi, libérant leurs phéromones et frottant leurs petites antennes à chaque occasion, histoire de bien se reconnaître...

Plus sérieusement, et d'un point de vue strictement martial, ce port de ceinture a de quoi surprendre. D'un guerrier, l'on attend avant toute autre chose qu'il évite de donner le bâton pour se faire battre. L'attitude martiale implique en priorité d'avoir une conscience exacerbée de sa propre posture, et de ce qu'elle offre à l'adversaire. Pourtant, l'on ne peut s'empêcher de voir, en chacun de ces appendices tissulaires, une occasion supplémentaire de saisie, et par la même autant de points d'ouverture et de faiblesse qui ne demandent qu'à être exploités par un partenaire consciencieux, qu'il soit Uke ou qu'il soit Tori. Si à l'époque, O Senseï coupait symboliquement les têtes mal positionnées, il aurait eu aujourd'hui nombre de Hakama à déchirer d'une simple traction de ceinture.

Si le concept de « fourmidoka » est ici présenté sous un jour anecdotico-humoristique, c'est cependant par ce genre de petits détails, et plus précisément par leur accumulation, que l'on peut constater avec inquiétude un éloignement progressif du sens profond de la pratique de l'Aïkido. En tant que philosophie de vie, l'Aïkido est une attitude de tous les instants. Il ne commence ni ne s'arrête à la seule exécution d'un exercice technique sur un tatami. C'est à nous, pratiquants, dans nos dojo respectifs, de veiller à  préserver le sens profond de notre pratique, en étant attentif à chaque détail. Si nous échouons, c'est un Aïkido dégénéré, qui aurait mal au « do », que nous finirons par pratiquer, et dans lequel le seul moyen technique serait perverti pour devenir une fin en soi.

mardi, juillet 12 2011

Unissitude

Alors pour que tout soit bien clair, dans l'Aïkido, il y a des dojo, des associations de dojo, des ligues d'associations de dojo et des fédérations de ligues d'associations de dojo. Ah tiens, il y a aussi l'ENA (l'École Nationale d'Aïkido) mais ça c'est encore un autre truc totalement orthogonal aux autres (trucs) et je passe sur ACNA, GHAAN, Iwama Ryu, Shodokan et Kyudo.

Aujourd'hui, j'ai découvert qu'il existe l'UFA: l'Union des Fédérations d'Aïkido. Et tout de suite, je me suis fait la réflexion qu'il faut à tout prix assainir cette organisation de l'Aïkido en France. On manque cruellement de GUFLADA (Groupements d'Unions de Fédérations de Ligues d'Associations de Dojo d'Aïkido) et de RGUFLADA (Rassemblements de Groupements d'Unions de Fédérations de Ligues d'Associations de Dojo d'Aïkido).

Bon, ben il y a du pain sur la planche...

lundi, mai 2 2011

Y a-t-il Justice dans la Vengeance ?

Sur le site de l'Élysée, l'on peut trouver l'annonce suivante concernant la mort de Ben Laden.

L'annonce par le Président OBAMA de la mort d'Oussama Ben Laden à la suite d'une remarquable opération de commando américaine au Pakistan, est un événement majeur de la lutte mondiale contre le terrorisme. La France salue la ténacité des États-Unis qui le recherchaient depuis 10 ans.

Cette opération est effectivement "remarquable" en ceci que la Super-Puissance Mondiale Auto-Proclammée a donc eu besoin de 10 ans pour retrouver un seul homme, terré dans un trou à rat. Sans que cela semble entraîner une quelconque remise en question des pouvoirs politiques en place, qui continuent à s'auto-congratuler. J'aimerais aussi que l'on m'explique en quoi cet événement est "majeur", ou comme il est dit plus loin, qu'il s'agit d'un "échec historique" du terrorisme. Symbolique, certes. Majeur dans l'esprit des victimes, sans doute. Mais avec un minimum de connaissance sur le fonctionnement des cellules terroristes ayant opéré sur les dix dernières années, qui peut croire aujourd'hui que la mort de Ben Laden va changer quoi que ce soit dans la lutte anti-terroriste ?

Plus loin, et plus inquiétant, on peut lire:

Pour ces victimes, justice est faite.

Donc en 2011 en France, la justice consiste à envoyer un commando d'élite assassiner un homme. J'ai tout d'abord cru qu'il s'agissait d'une reprise bête et méchante du discours d'Obama, mais ce soir, François Fillon en a remis une couche au JT de France 2. D'ailleurs, cela ne semble pas choquer les journalistes non plus. Jusqu'à aujourd'hui, je croyais innocemment que tuer un homme parce qu'il en avait tué d'autres relevait de la vengeance. À l'école, on m'avait appris que la justice consistait à faire comparaître des individus devant un tribunal afin de leur fournir un procès équitable (et ce-faisant, en leur octroyant plus de droit qu'ils n'en avaient donné à leurs victimes, mais que cela aussi était paraît-il normal). On a dû mal me renseigner.

Que les cowboys là-bas parlent de justice peut se comprendre (c'est culturel, Dead or Alive, tout ça), mais faire cet amalgame de manière très officielle sur un site de la République Française... Monsieur le Président, je n'ai pas voté pour vous (plutôt crever), mais chaque jour vous me donnez un peu plus raison.

Pour finir, un prix spécial au Pentagone qui éprouve le besoin de préciser, après-coup, que la mission du commando n'était pas de tuer Ben Laden, mais bien de le capturer vivant. Seulement voilà, le vilain, il s'est protégé derrière une brave dame-bouclier-humain. Alors, il a bien fallu le descendre (sans doute en tirant du gros calibre à travers ladite brave dame). Enfin, tout fini bien, maintenant, il est mangé par les poissons. Si le scoop était paru le 1er Avril, on y aurait peut-être crû...

Une bien étrange similitude...

Il serait étonnant que même le plus fervent défenseur des Droits de l'Homme aille jusqu'à couler une larme sur la mort de Ben Laden. Cependant, lorsque l'on contemple aujourd'hui la foule américaine en liesse autour de Ground Zero, sautant sur place, chantant et brûlant des portraits de l'ancien chef terroriste, l'on ne peut s'empêcher de se retrouver 10 ans en arrière, un certain 11 Septembre, face à une foule d'islamistes en liesse, sautant sur place, chantant et brûlant des drapeaux américains.

Un parallèle assez effrayant.

Pourtant, la joie des victimes survivantes, de leurs familles, et par delà, de toutes les personnes se sentant de près ou de loin concernée, est bien compréhensible. Un sentiment de soulagement, d'une vengeance enfin accomplie (et non pas justice, distinction qui semble aujourd'hui totalement échapper aux médias comme aux pouvoirs politiques). Une joie qui n'a d'égale que la souffrance et la douleur à laquelle elle fait aujourd'hui écho.

Mais dans ce contexte, n'y a-t-il pas un paradoxe à trouver cette joie si facile à comprendre (à défaut de la partager), et en même temps, à trouver si choquantes ces images de gens qui dansaient sur nos morts il y a 10 ans ? Y a-t-il vraiment une différence ? Nous ne pourrons lever ce paradoxe que lorsque l'Occident aura accepté de faire son auto-critique. Qu'avons-nous bien pû faire pour que le 11 Septembre 2001, autant de gens éprouvent le besoin de célébrer la mort de 3000 personnes ? Les terroristes refuseront la paix tant que nous refuserons de répondre à cette question.

vendredi, mars 11 2011

L'anti-bio tique

À chaque fois que je rentre dans un supermarché et que je constate, non pas l'avalanche de produits issus de l'agriculture biologique, mais la pub qui est faite autour, l'anti-bio que je suis tique. Oui, je suis anti-bio... le "label". N'y a-t-il pas, dans le concept même de "produit bio", une preuve à la fois pathétique et irréfutable que nous marchons sur la tête ?

Étiqueter un produit comme "bio" en y mettant un visuel choc destiné à bien le distinguer du reste, c'est un peu comme faire sonner l'alarme, allumer les gyrophares et crier très fort: ATTENTION À VOUS! CE PRODUIT EST NATUREL! Je ne comprends pas comment les gens peuvent trouver ça normal, sans même parler de "bien". Quand une signalétique est là pour attirer l'attention sur ce qui devrait être une évidence, c'est le début de la fin. Le monde marche à l'envers.

Nous devrions nous indigner de l'existence du label AB.

Je propose d'éradiquer ce label de nos vies. Je propose au contraire de créer le label AS: "produit issu de l'agriculture synthétique". Si tous les produits non bio de nos supermarchés étaient estampillés "AS" avec un belle étiquette rouge vif, alors nous verrions, au sens propre, dans quelle monde nous vivons.

Je propose même d'aller plus loin. Je propose le label "DAUBE" discriminant les produits "Découlant d'une Agronomie Usurpant la Bio-étique Elementaire", avec explications à l'appui. Par exemple, sur un paquet de tranches de Jambons, on pourrait lire "Produit DAUBE issu d'un porc gavé d'hormones de croissance, contenant émulsifiants, conservateurs, édulcorants, anti-oxydants, et un peu de viande". Sur un filet de boeuf, on pourrait lire "Produit DAUBE issu d'un animal même pas tout à fait mort quand on l'a découpé à l'abattoir". Sur une barquette d'escalopes de poulet, on pourrait lire "Produit DAUBE gonflé aux anti-biotiques à cause des infections respiratoires que déclenchent les animaux à force de se chier dessus toute la journée".

Sera-t-il un jour naturel de consommer des produits naturels ? Oui, quand il rentre dans un supermarché, l'anti-bio tique...

mercredi, novembre 24 2010

Only for the pros

Ça, c'est je crois ce que l'on fait de mieux en matière de ciblage marketting:

Professionnel de votre activité, l'une de vos missions est de fournir le meilleur service à vos clients.

Ça pourrait presque servir d'introduction à un discours politique tellement c'est vide de sens. Je vous épargne le reste du spam...

mardi, novembre 23 2010

Bienvenue au club !

Hier soir, nous accueillons une nouvelle pratiquante au dojo. Je la remarque très vite, avant même le début de la pratique. Certains signes ne trompent pas, comme vous aller vite le constater.

Alors que les pratiquants montent sur le tatami et saluent le Kamisa en silence, déjà dans la concentration, notre nouvelle venue se livre à un petit cérémonial bouddhiste conclu par les deux claquements de mains de rigueur et qui résonnent dans le dojo avec toute la force... des cheveux qui tombent dans la soupe. Le caractère individuel, singulier et somme toute incongru de cette démarche ne semble pas éveiller l'attention de l'intéressée.

Quand on est nouveau, fraîchement arrivé dans un endroit inconnu (et je parle ici dans un sens bien plus large que celui d'un dojo), le bon sens, la politesse et la modestie nous dicte de faire profil bas, d'être particulièrement attentif aux us et coutumes locales et de s'en imprégner. En somme on arrive pas en territoire inconnu en exhibant sa "différence", a fortiori lorsqu'il s'agit d'un art martial. Un guerrier n'arrive pas de nuit, tout gyrophare et sirène dehors s'il veut réussir son attaque surprise. Il semble donc que cette notion soit totalement étrangère à la demoiselle en question.

Un peu plus tard, pendant la période de préparation où les pratiquants suivent harmonieusement les mouvements de notre senseï, nous retrouvons notre kimonette en "opposition de phase" systématique: elle exécute les mouvement en sens contraire du reste des pratiquants se retrouvant tantôt face à face, tantôt dos à dos avec nous, ce qui ne semble pas non plus la traumatiser outre mesure. Le cheveu se complairait-il dans la soupe ?

Bien. Comme les débuts semblent difficiles, je me dit qu'il serait bon de l'aider à s'imprégner de l'atmosphère de pratique qui règne chez nous, et l'invite donc sur le tout premier mouvement: kokyu-ho. Là, je me retrouve face à une véritable boule de nerfs toute crispée (pourquoi ne suis-je pas surpris ?). Mon intuition me guide alors vers encore plus décontraction et de souplesse, histoire de lui faire sentir que la Voie est Autre. Et c'est là que, du haut de ses 2 minutes d'ancienneté dans le dojo, elle commence à me donner des conseils ! Il faut que je la tienne plus fermement, que je sois plus solide etc. Je me risque alors (grossière erreur) à tenter de lui expliquer qu'il faut au contraire être décontracté. "Mais je suis décontracté" me jette t-elle, agacée, à la figure, tandis que le bloc de béton qui lui sert de bras me laboure le poignet.

Au bout d'un moment, n'y tenant plus, je lui demande si elle à fait un autre art martial avant de venir à l'Aïkido, comme (au hasard) du Karaté. La réponse fut la suivante: "Non, non, je fais juste comme toi. Il faut que tu ramollisse ton ego." !

À ce stade, je crois qu'il est inutile d'en dire plus. Alors, chère inconnue, merci beaucoup pour tes conseils, bienvenue au dojo, et surtout bon courage pour t'adapter, parce que là, je crois qu'on part de très très loin... :-)


PS: après coup, j'ai appris qu'en arrivant au dojo, elle venait de 8 ans d'Aïkido "avec une brute" (dixit notre senseï). Alors là, tout s'est brusquement éclairé dans mon esprit: quand je lui ai demandé si elle venait d'un autre Art Martial, elle a dû mal le prendre... ;-) Aïkido, de nos jours, ça veut vraiment dire tout et n'importe quoi !

samedi, novembre 6 2010

Une plaque à deux balles

Une plaque unique et définitive pour chaque voiture, c'est ce que l'on appelle l'immatriculée conception, non ?

jeudi, août 26 2010

Lustu PAS cru

Sur les nouveaux paquets de Lustucru au roquefort, on peut lire:

Pâte plus fine = plus de goût !

En fait, ce qu'il faut lire, c'est:

Pâte plus fine = prix de revient inférieur = même prix pour le consommateur = plus grande marge = grosse arnaque !

Mais il ne faut pas leur en vouloir. C'est sûrement un problème de rédaction...

jeudi, juin 24 2010

nofoot ball

Moi, j'aime pas le foot et je suis content parce qu'on n'a pas d'équipe de foot. On a des gars qui jouent avec les mains ou qui mettent des coups de boule. Hors le foot, c'est au pied normalement (je crois).

Footage de gueule

Sarko trouve les propos d'Anelka "inacceptables". C'est vrai qu'il aurait dû dire "Casse toi pauv'con" ou quelque chose comme ça...

Civilisation

En Slovénie, les chauffeurs de bus sont des gens civilisés. Tout à l'heure, une petite vieille est montée dans le bus, avec un peu de difficultés. Vous savez ce qu'il a fait le chauffeur ? Un truc impensable pour un parisien: il a attendu qu'elle soit assise pour redémarrer.

jeudi, novembre 19 2009

Thierry en rit

Thierry Henry l'a bien dit ce matin à la radio:

On est des compétiteurs, on est là pour gagner. Si la victoire est illégitime, on ne va pas cracher dessus.

Au moins il est franc (enfin, après le match; faut quand même pas déconner). Finalement, il ne manque qu'une seule chose au sport pour en faire une activité intéressante: un Budo. Mais pas de bol, la place est déjà prise par les arts martiaux.

jeudi, octobre 29 2009

Écocentrisme

J'en ai marre d'entendre les écolos nous expliquer que la planête est en danger. La planête n'est pas en danger. C'est nous qui le sommes. Il faut arrêter de mélanger les deux, il faut arrêter l'écocentrisme.

Si une centaine de bombes nucléaires nous tombaient dessus, si la glace des pôles fondait complètement, la planête s'en remettrait. Ça prendrait du temps, des changements d'équilibres bio-éco-ouatéveur-logiques, ça prendrait peut-être l'apparition de nouvelles espèces animales et végétales au détriment des anciennes, mais la planête s'en remettrait. Nous pas.

Et ce ne serait pas plus mal. On s'en fout que les baleines disparaissent, si nous disparaissons aussi: il ne resterait plus personne pour les regretter de toute façon. Est-ce que vous regrettez la disparition des dinosaures, vous ? Ce qui est sûr, c'est que si nous disparaissions, la planête vivrait beaucoup mieux. Sans nous.

mardi, octobre 13 2009

Sarkozyraloin

Jean Sarkozy, interviewvé auourd'hui: J'ai une vocation, et cette vocation, c'est celle de faire le choix de l'engagement.

Alors c'est malheureux à dire, mais là, le doute n'est plus possible: on a un deuxième Sarko sur les bras. Comme si le premier ne nous suffisait pas :-(  Sarko-le-jeune suit clairement les traces de son père. Une pratique de la langue de bois extrèmement affinée pour un gamin de 23 ans. C'est tout ce dont il a besoin pour aller très loin en politique, ce dont je ne doute pas.

Je suis un peu déprimé ce soir...

Mise à jour:

Je découvre aujourd'hui que Jeannot est en deuxième année de droit... à 23 ans. Il a bien travaillé le garçon, hein ? Ça confirme bien ce que je pensais: quand on ne sait rien faire, c'est vers la politique qu'il faut s'orienter. Mais en fait, c'est pire que ça, parce que diriger l'EPAD, ce n'est quand même pas rien comme boulot. D'ailleurs, Petitjean n'aurait même pas pu y bosser comme employé, dans son EPAD qu'il espère diriger, puisque l'un des postes actuellement vacants réclame un niveau d'études Bac+5. Qu'on ne vienne pas nous dire qu'il s'agit de mérite et pas de népotisme après ça !

Au fait, saviez-vous d'EPAD, ça veut aussi dire Établissement pour Personnes Agées Dépendantes ? En fait, tout ceci n'est qu'une lamentable méprise ! Monsieur J voulait voulait simplement trouver une ÉPAD pour son nain-père (méable) quand il sera vieux, c'est tout ! Vraiment, on ne comprend pas pourquoi les médias font tout ce foin...

vendredi, octobre 9 2009

Clueless

Depuis très longtemps, je suis convaincu que mis à part les élus de proximité, la fonction essentielle d'un homme politique est d'être totalement incompétent dans un domaine où on lui donne énormément de pouvoir. La seule vraie qualité qui détermine le succès d'un homme politique est sa compétence médiatique (et encore, même ça c'est pas gagné à tous les coups).

Pendant longtemps, je me suis alors dit qu'il nous faudrait plus d'économistes au pouvoir: ces gens là savent de quoi ils parlent. Ils ont la tête sur les épaules, ils comprennent les enjeux du marché, la fiscalité et je ne sais quoi. Il doivent bien savoir, eux, comment boucher le trou de la sécu.

En fait, c'est complètement idiot cette idée. Vous savez comment je m'en suis rendu compte ? Il suffit d'écouter le débat éco sur France Inter dans le 7-10. Vous avez deux économistes qui discutent (Dominique Seux et Bernard Maris; à l'époque de Jean-Marc Sylvestre, c'était pire). C'est simple: quel que soit le sujet, il ne sont d'accord sur rien, et toujours avec beaucoup d'arguments très convaincants de chaque côté. C'est ça l'intérêt du débat me direz-vous, et d'ailleurs, j'aime bien ce passage du 7-10. Mais quand même, c'est désespérant de constater que même en économie, vous pouvez prouver tout et son contraire, en fonction de vos propres orientations politiques, et cela, que ce soit en termes d'analyse a posteriori des phénomènes économiques, qu'en termes de prévision des phénomènes à venir.

Finalement, je crois que les économistes sont comme les hommes politiques: il n'ont aucune idée de ce dont ils parlent. Les anglophones ont un très joli terme pour ça: clueless. Mais dans le fond, ce n'est pas de leur faute, aux économistes. Il semble simplement que la politique, et finalement même l'économie soient des espèces de macro-phénomènes émergents que plus personne n'est vraiment capable de comprendre ou de contrôler. Ils ont leur vie propre, c'est tout.

Bref, je ne sais pas où l'on va exactement, mais ça ressemble quand même franchement à un gros mur.

Bien au contraire...

Pour Élise Lucet au journal de 13h d'aujourd'hui, Jean Sarkozy fait preuve d'un manque d'expérience inversement proportionnel à son ambition...

Ben alors, soit il est très ambitieux, soit il a beaucoup d'expérience, à moins que cela ne soit le contraire, et réciproquement. Oh, je ne sais plus, moi !

dimanche, mars 19 2006

Villepin: pire que Raffarin

On ne croyait pas possible de faire pire que Raffarin...

Mais si. Il y a Villepin. Villepin, c'est quand même l'homme qui, face au soulèvement estudiantin, commence toutes ses interviews par « Avant tout, je voudrais vous dire que je suis à l'écoute des jeunes ». Faut quand même avoir de l'aplomb... Villepin, c'est quand même aussi un des rares premiers ministres à avoir réussi l'exploit de réunir les ados et leurs parents dans la rue, autour d'une même cause.

Enfin, moi, dès la ré-élection de Chirac, je l'avais dit:
Vous l'avez voulu,
Vous l'avez eu,
Et maintenant vous l'avez dans l'... baba.

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